S’investir dans un réseau social : entre illusions et réalités

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Posez-vous une minute et prenez le temps d’imaginer… Un jeune homme ou femme tombé(e) dans le coma, il y a 15 ans et se réveillerait aujourd’hui. Il ou elle tenterait de se réadapter comme il (ou elle) le peut en termes de motricité et à son entourage. Et puis arriverait le moment où on tenterait de lui expliquer l’ovni inattendu qui a chamboulé nombre de nos habitudes : j’ai nommé Internet. Le grand, le vaste, l’imposant.

On lui expliquerait alors sa douce ascension dans la vie du citoyen en 2014. De comment il est passé d’une nouvelle technologie effrayante, couteuse et peu sécuritaire à un déploiement naturel même devenu indispensable, à nos quotidiens. Nous lui expliquerions, comment nous étions au début méfiants à l’idée de faire notre shopping en ligne alors qu’aujourd’hui nous n’hésitons pas à nous exposer sur les réseaux sociaux.

Dans la sphère du 2.0

Ah, les réseaux sociaux ! Comprendre le concept pour une personne qui n’a pas vu leur développement se faire au fur et à mesure des années, pourrait être chose impossible. Et pourtant, ils pullulent. Ils sont presque à l’origine de la nouvelle vague 2.0.

Un web 2.0 que les spécialistes peinent à décrire clairement. On le caractérise par des éléments techniques, sociologiques ou encore par des pratiques éditoriales divers et variés. Mais tous sont d’accord pour mettre en avant : l’envie des concepteurs et des participants à placer au centre des préoccupations de tous, l’utilisateur et la sphère qui l’environne. Le relationnel est clairement privilégié.

Ces réseaux, sont donc une réponse efficace à un besoin de communiquer. Le nombre de personnes qui ne figurent pas sur l’un des 10 principaux réseaux sont rares. En 2012, 82% des internautes attestaient appartenir ou être inscrit sur un moins un réseau social, c’est dire.

Pourtant qui se ressemble ne s’assemble pas pour autant. Il y en a de toutes sortes.

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Facebook vs Twitter

L’arrivée à grands sabots de Facebook à fait du bruit dans les années 2000. Beaucoup de bruit, pour tout dire. Un film sur la naissance du premier réseau social a même été transcrit sur grand écran, (cf : The Social Network). Il est actuellement détenteur du plus grand nombre d’utilisateurs avec plus d’un milliard de profils actifs.

L’observatoire des réseaux sociaux mené annuellement par l’Ifop corrobore sa prédominance. Sur un panel représentatif de plus de deux mille personnes de la population : ils sont plus de 95 % déclarés connaitre Facebook alors que 79% disent connaitre Google+, le récent réseau social de Google. Le pourcentage s’accentue quand on constate qu’il s’agit aussi bien de 97% des 18-24 et de 96% des Seniors (+ de 65 ans).

Bien plus qu’une connexion intergénérationnelle, ce réseau social est multi classes. Elles sont toutes représentées sur Facebook. De l’ouvrier aux cadres en passant par les professionnels intermédiaires et les artisans : plus de 90% des interrogés ont connaissance de son existence.

Pas près de s’arrêter, son succès est croissant. Lancée depuis 2007, son score ne fait que progresser.

Malgré cela, un autre réseau social, sur lequel les gens peuvent tout autant relater leur vie, publier des photos et faire un peu de commérage progresse tout aussi bien. Google+ marque, cette année, une notoriété bondissante. Il passe en effet de 64% en 2011 à 79% en 2012. Néanmoins celui qui tient véritablement les armes dans la bataille qui se déroule contre Facebook, se figure être Twitter. Avec son interface rafraichissante qui peut, certes, paraitre chargée et plus longue pour la prise en main, continue son bonhomme de chemin. Doucement et surement. Avec ses 89% de popularité, il se place en troisième position, juste après la plateforme de vidéos Youtube (94%) dans le cœur de la population.

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(Tweet le plus populaire : celui de Barack Obama lors de sa réélection en 2012)

Pas qu’un tableau d’affichage de sa vie privée, Twitter propose à l’utilisateur d’aller droit au but avec des tweets qui n’excèdent pas les 140caractères à l’affichage. Le réseau est axé sur l’actualité des organismes ou des personnes qui sont chers à l’utilisateur.

La gendarmerie nationale a par ailleurs fait son entrée sur l’oiseau bleu le plus connu. L’idée était peut-être de redorer son blason, se fondre dans la masse ou simplement devenir un peu moins impopulaire, mais tout ce qu’on en a retenu : c’est que leurs débuts sur leur premier réseau social ont été un peu laborieux. Voici quelques recommandations qui leur permettront (à eux ou à tout novice) d’effectuer une entrée plus agréable sur Twitter : s’adresser dans un langage courant non militarisé ni trop frivole, ne pas faire d’abus de l’utilisation du # et suivre des followers qui peuvent vous inspirer ou vous intéresser.

Et les réseaux sociaux spécifiques dans tout cela ?

 

voisinsA ce stade-là, notre miraculé doit particulièrement se poser des questions sur nos addictions. Tout serait–il de venu que paraitre et superficiel ? Rassurons le, les réseaux sociaux servent également les bonnes causes. Il en existe qui pallient à des besoins sociologues. C’est le cas de Ma résidence qui a ouvert ses portes depuis plusieurs années. Le site répond à une demande précise des citoyens : 8 Français sur 10 éprouveraient l’envie de connaitre davantage leurs voisins. Pour réaliser cette demande, le réseau s’est exclusivement spécifié dans le voisinage. Un espace privé par immeuble et par ville (qui se sont abonnées) a été créé. Les habitants d’une même résidence peuvent ainsi échanger librement, faire du troc ou même poster des petites annonces. D’autres trouveront du plaisir dans le fait de sympathiser autre part que dans la cage d’escaliers et de casser des solitudes frustrantes.

En outre, le monde de l’entreprise s’est aussi mis au diapason. Les gens peuvent, parfois, trouver du travail en s’inscrivant sur le bon espace communautaire. Bien plus que les adolescents accros, c’est toute une société qui s’est mise au 2.0. Deux intérêts illustrent l’usage que peuvent en tirer les entreprises. D’une part, elles y voient là une possibilité de se faire de la publicité en élargissant leur vitrine commerciale afin d’attirer de nouveaux clients. Et d’un autre côté, il y a le fait de recruter de bons éléments qui sortent de l’école, des internautes influents et créatifs ou des candidats expérimentés.

Des réseaux spécifiques ont alors vu le jour : LinkedIn ou Viadeo pour ne citer qu’eux. Mais nos deux acteurs principaux : Facebook et Twitter restent des sources appréciées par les recruteurs pour trouver des perles rares.

Le livre blanc de Stepstone (qui traite du recrutement via les réseaux sociaux dans plusieurs pays d’Europe), révèle que seulement 2% des postes sont pourvus via les réseaux sociaux. La faute surement à un budget, peu conséquent, alloué au recrutement par les entreprises. Dans la mesure où les candidatures reçues en réponse aux offres d’emplois ne correspondent pas forcément au profil recherché ; le plus simple pour ces recruteurs, est donc d’aller les chercher directement sur les réseaux non professionnels. Cependant, cette vitrine virtuelle que constituent toutes vos adhérences aux réseaux sociaux, peut vous être néfaste. Les entreprises se servent aussi de ces réseaux pour obtenir des informations sur vous : estimer votre niveau de sociabilité, examiner vos activités, vos fréquentations, etc. Ces dernières pourront grandement influencer votre embauche ou votre renvoi si vous êtes déjà en poste. Prenez en soin, on ne sait jamais qui peut les consulter.

Notre survivant(e) a du reprendre du poil de la bête en constatant, qu’Internet, était finalement comme toute nouveauté : évolutive avec des bons et des moins bons cotés.

 

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